Panneau solaire

Le gouvernement vient de publier le décret relatif au rachat de l’électricité photovoltaïque. Pour inciter au développement de cette source d’énergie verte, comme celle qui vient d’être installée sur le toit du Centre des Congrès à Mandelieu, les particuliers, les entreprises et les collectivités qui investissent à leur compte dans cette installation bénéficient d’une garantie de revente de l’électricité produite à un prix préférentiel pendant 20 ans.
La demande en France est telle, que si elle était satisfaite cela équivaudrait à 5,9 gigawatts, soit l’équivalent de 6 centrales nucléaires.
On peut grandement se féliciter de voir ainsi une énergie verte remplacer petit à petit le nucléaire et sa dangerosité.
Mais… Ce prix garanti  est aujourd’hui fixé à 0,58 € le Kw/h pour les particuliers, et 0,42€ pour les entreprises et les collectivités. Or, le coût total (amortissement des investissements, gestion des déchets, démantèlement) du Kw/h “ordinaire” est d’environ 0,6 €  soit 8 fois moins cher que le prix accordé au photovoltaïque. En conséquence, quand les demandes à ce jour seront satisfaites, et elle vont l’être, cela représentera un manque à gagner pour EDF de 2,9 milliards d’euros.
QUESTION : Qui va payer la différence ?
REPONSE : Vous, nous, l’usager qui paie sa note d’électricité.
Ceci pour dire qu’il faut mesurer sa joie, car le bénéfice de cette installation pour la ville de Mandelieu sera en quelque sorte payé par les habitants via le relevé de leur compteur EDF, car cette électricité n’est pas captive et part dans le réseau général.
Profit pour la ville, perte pour le consommateur.
Profit minime vu le coût de l’installation, mais profit quand même. 
Alors, on pourrait se dire que l’écologie, et son Oxymore qui se nomme  “Développement durable”, valent bien une messe électrifiée, si ce n’est qu’au delà du coût de la facture en Euros il y a le coût en CO évité. En effet, le Kw/h ainsi bonifié, représente un équivalent de 1.000 € par tonne de CO (tCO) évitée, alors que la production ordinaire (0,60€ le Kw/h) n’émet  que 400 grammes de CO. Et nous ne parlons pas de la question du silicium dont les ressources en Amérique du sud seront bientôt épuisées, et dont la durabilité de ses déchets est affolante.
Moralité, l’écologie à un coût, et il faut le dire, et ne pas laisser croire comme le fait le Maire, que les résultats en matière de défense de l’environnement  proviennent d’un comportement vertueux dont il fournirait un exemple indépassable.
Le profit exceptionnel réalisé par la commune devrait profiter également à sa population la plus modeste sous une forme ou une autre mais directe, palpable.
Deuxième moralité, l’état ne devrait-il pas compenser le surcoût du Kw/h de ces installations, comme participant d’une grande cause écologique ? Il devait également  obliger EDF à pondérer la note d’électricité des citoyens  en fonction de leurs revenus.
Entre la famille qui vit à 5 dans un deux pièces avec une ampoule au plafond et les grosses sociétés qui laissent les bureaux allumés jour et nuit…. La fée électricité devrait être gratuite pour les premiers, le surcoût  devant être compensé  par les seconds.

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